Arapski korijeni u islamskoj umjetnosti omajadskog doba

Husref Redžić

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Les éléments arabes dans l'art islamique de la période ommayade

L'auteur constate qu'on pourrait supposer réglée depuis longtemps 1a question des différences entre l'art ommayade et abbasside, même s'il s'agissait de nuances et non de différences essentielles.

Pour montrer les divergences qui existent dans l'appréciation de ces deux styles de l'art, it cite de manière explicite les opinions d'Ernst Kühnel, Katarine Oto-Dorn, K. A. C. Creswell, David Talbot Rice, Georges Marçais et de Germain Bazin. Elles vont de celle affirmant que l'art ommayade n'est que de l'art hellénistique et byzantin transformé (G. Bazin) jusqu'à l'appréciation selon laquelle cet art est original, en dépit de certains de ses traits éclectiques (D. T. Rice) ; d'une nette séparation faite entre l'art ommayade et abbasside (K. Oto-Dorn, E. Kühnel, K. A. C. Cretswel, D. T. Rice et G. Bazin) jusqu'a un ·traitement unique de l'art ommayade et abbasside sur une durée de deux siècles et demi (G. Marçais).

En parlant de l'art abbasside, les cinq premiers auteurs soulignent son originalité assez prononcée et d'assez fortes influences provenant de l'héritage de l'art perse sassanide. Seul G. Marçais, tout en étant d'accord avec les autres auteurs quant à l'existence de trai1ls originaux et d'influences iraniennes prononcées, considérées deux styles de l'art islamique dans une continuité évolutive.

H. Redžić se pose la question de savoir dans quelle mesure une classification chronologique de l'art islamique peut fournir une réponse satisfaisante pour définir ses différentes périodes, ou bien si une répartition basee sur le principe territorial ne conviendrait pas mieux. Il estime que le principe territorial crée des dangers pour traiter de manière trap isolée un art lie à un territoire limite. Le principe chronologique ne tient ·pas suffisamment compte des régions possédant une tradition artistique propre, ni des différences historiques respectives entre différentes régions qui se sont trouvées réunies dans un immense empire. Ce sont ces défauts qui ont été évidents dans le ·traitement des différences entre l'art ommayade et abbasside.

Dans la suite de son exposé, l'auteur établit une comparaison entre les mosquées, les palais et les œuvres d'art décoratif ommayades et abbassides, pour se rapprocher de la réponse à la question posée dans le titre. Il souligne le fait que l'empire abbasside fut le continuateur de l'empire islamique ommayade, en fonction de quoi il repose la question d’importance historique et culturelle qu'a pu avoir la succession des dynasties des premières périodes de l'Islam, ainsi que celle de savoir si la société et l'Etat abbassides ont été à ce point différent des structures ommayades pour avoir besoin d'un art différent. L'évolution de la société et de l'Etat des Ommayades .et des Abbassides parle en faveur de l'évolution continue d'une même société et d'un même Etat et non d'organisations sociales et étatiques différentes.

Pour terminer, l'auteur donne son opinion sur la question. Selon lui, au premier ·plan de la période ommayade se situent les influences hellénistiques ; quant aux influences perses, elles sont secondaires. Dans la période abbasside ce sont les elements perses qui dominent dans l’art ; néanmoins, les éléments hellénistiques sont constamment présents. Dans presque chacune des grandes œuvres d'art, ommayade ou abbasside, on peut établir les deux principaux genres d’influences : méditerranéen et asiatique. L'historien doit établir l’existence de ces éléments d'influence, les expliquer et les valoriser.

Au cours de la période abbasside, les éléments islamiques ont entièrement prévalu sur les éléments régionaux traditionnels. Le style de transition a disparu pour céder la place à un nouveau style, qui traite maintenant avec virtuosité le contenu et la forme artistiques. Les intentions et les réalisations de l'art sont harmonisées au maximum.

Vue sous cet aspect, la période ommayade :peut être considérée comme première, archaïque dans l'art islamique, et la période abbasside comme période classique, celle de la perfection artistique.

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